Coulisses d’une collab #1 : Chez Machine x 23 rue des Roses

Robe Maya - collab Chez Machine x 23 rues des Roses - Louise magazine

A chaque sortie de patron, que j’aime, à titre personnel, le modèle ou non, le processus créatif est toujours quelque chose qui m’intrigue autant qu’il m’impressionne. Il y a les tendances, les inspirations de grandes marques, les envies, les idées, le style et parfois des collab’. Une créatrice et une couturière qui s’associent pour créer un modèle unique, fruit de deux univers où chacune apporte sa patte et son savoir-faire. On imagine à quel point cela peut être grisant, et un peu impressionnant aussi, de passer de l’autre côté du miroir.

Pour Louise Magazine 4 créatrices et leur binôme le temps d’un patron ont partagé leurs expériences sans langue de bois. Un grand merci à elles pour leur réactivité et leur sincérité ! Mais je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir les coulisses de la première collab : la robe Maya par Chez Machine et 23 rue des Roses.

La robe Maya par Chez Machine et 23 rue des Roses

Chez Machine, une marque de patrons de couture engagée et à l’écoute des couturières dans leur diversité qui croise la route de « 23 rue des roses » la reine du « pattern hacking » et du volant, ça donne un modèle féminin aux allures de grandes marques…

Aurélie, la créatrice

Les collabs sont devenues une habitude pour Chez Machine : dès la deuxième collection, nous laissions une place à une blogueuse couture. Manue et moi, nous nous connaissions que virtuellement. Toutes ses cousettes sont une ode à la féminité. Et si quelqu’un devait amener des volants dans les patrons Chez Machine, ça ne pouvait être qu’elle !

Du croquis à la vente, je dirais que Maya nous a pris entre 6 et 9 mois, et Manue avait carte blanche. C’est d’ailleurs un point essentiel. Je tiens à ce que le patron final corresponde exactement aux envies de la couturière, peu importe mes envies. J’émets juste mon avis “morphologie” soit en jouant sur les détails soit en proposant une version B.

Quand on a l’habitude de travailler seule, c’est toujours un peu compliqué de passer au duo car il faut saisir exactement l’envie de la personne et forcément, avec la distance, l’aspect pro pour l’une versus l’aspect loisir pour l’autre, ça avance aussi moins vite.
Néanmoins, c’est toujours enrichissant et une chouette expérience. Et puis ça me fait sortir de ma zone de confort de patronner quelque chose que je n’aurais sans doute jamais créé !

C’est souvent le challenge et le hors sentier qui m’animent, mais aujourd’hui, après 4 collaborations que j’ai vraiment adoré, j’envisage des collaborations différentes, avec de nouveaux codes, notamment en mettant plus l’accent sur le Hack Machine.

Emmanuelle, la couturière

Pour créer Maya, je me suis inspirée de ce que j’ai vu passer sur Instagram et Internet et notamment de quelques marques que j’affectionne particulièrement comme Sezane bien sûr, ou Balzac Paris. Pas vraiment d’originalité c’est vrai, mais c’est ce que j’aime, réaliser des vêtements pile dans l’air du temps. Pour Maya, j’avais en tête un vêtement à la croisée de plusieurs tops/robe que j’avais épinglés. Et bien sur il fallait un volant et des détails féminins !

Est-ce que je suis restée fidèle à l’univers de la marque Chez Machine ? En toute honnêteté, j’avoue que je ne me suis pas posé la question car Aurélie m’a laissé une totale carte blanche dès le repart. Elle tenait vraiment à ce que le vêtement me plaise et ne m’a donné aucune contrainte. Et moi si on me laisse en free style ben ça implique des volants et des trucs qui tournent…

Je savais tout de suite que ce serait une robe, j’adore les coudre été comme hiver et surtout j’aime qu’elles soient confortables. Je suis plutôt partie de cette idée de féminin mais confortable.

L’empreinte Chez Machine c’est Aurélie qui l’apporte avec son savoir faire, son expérience et ses patronages impeccables. Et c’est vraiment juste une idée que j’ai proposé à Aurélie car je ne dessine pas, elle a du lire entre les lignes de ce que je lui écrivais. Elle a donc du être scribe, devin ou autre dans une autre vie.

D’un point de vue personnel, beaucoup de satisfaction car se voir proposer une collab par une marque reconnue c’est très grisant pour une simple couturière, de surcroît amatrice. D’un point de vue plus général, ça m’a vraiment permis de réaliser tout le travail que fournit une créatrice de patron : la création en elle-même et les techniques,  les impondérés, les délais, le temps investi, les tests etc…. C’est un travail de dingue !

Au final, c’est une expérience qui apporte une certaine d’humilité , oui il y a mon « nom » sur ce patron et c’est une robe que j’ai pensée mais c’est en tous points un patron Chez Machine. Aurélie a fait preuve d’une grande patience ( mais c’était sa 4e collab, elle était rodée) et moi souvent de naïveté face au boulot d’une créatrice de patron.

A refaire ? Je ne pense pas pour la bonne raison que c’est le caractère unique de l’expérience qui la rend spéciale à mes yeux. A once in a lifetime thing, c’est toujours plus explicite en anglais. Je chéris les pochettes de la robe Maya que j’ai. Un jour quand je serai vieille, je dirai à mes petits enfants  » quand j’étais jeune j’ai même fait une collab de patron, et ouais! »

Emmanuelle dans une version hackée du patron Maya – tuto à retrouver ici

Patron robe Maya

  • Marque : Chez Machine
  • Niveau de couture : 2/5
  • Tailles : du 32 au 56
  • Format : PDF
  • Prix :  11 €
  • #robemaya
patron robe Maya Chez Machine

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